Les sept personnes qui y résidaient ont été relogées par la Ville dans l'attente d'une solution plus durable.
Vers 1 heure du matin hier, le surveillant d'ASTU est alerté par des crépitements puis des cris venant d'une chambre au 2e étage. Un jeune homme de 21 ans est sur le rebord de la fenêtre alors que deux matelas flambent dans la chambre. Il s'agrippe à la façade, allant de fenêtre en fenêtre. Refusant l'aide des sapeurs-pompiers, il va jusqu'à jeter une table. Il faut l'intervention d'un policier pour le maîtriser.
Inconscient, mais ne souffrant ni de brûlure, ni de problème respiratoire, le jeune homme est conduit au centre hospitalier d'où il est ressorti hier matin pour être interrogé au commissariat de police. En fin de journée, sa garde à vue devait être prolongée, tandis que les témoins et ses colocataires étaient entendus.
On apprenait que le jeune homme, bien connu des services de police, s'était présenté la veille au foyer dans un état d'excitation inhabituel. Une fois calmé par les surveillants, il avait rejoint sa chambre et c'est là qu'il aurait mis le feu à deux matelas à l'aide d'un briquet pour des raisons qu'il ne s'explique pas. Il avouait par ailleurs avoir consommé deux bouteilles de whisky dans la journée. Un examen par un médecin psychiatre devrait être également pratiqué pour déterminer ses responsabilités.
Les pompiers déployaient d'importants moyens pour venir à bout de l'incendie mais l'immeuble subissait d'importants dégâts.

